Rencontre avec Baptiste Gaillard

Tulalu !? inaugure une nouvelle collaboration avec la revue littéraire L’Épître et vous invite à prendre le chemin de Fribourg à la rencontre de Baptiste Gaillard pour découvrir ses ouvrages Bonsaï (Hippocampe, 2018) et Un domaine de Corpuscules (Hippocampe, 2017), livre pour lequel l’auteur a reçu le Prix suisse de littérature en 2018. La rencontre aura lieu lundi 9 mars à 20h à la maison noctua, boulevard de Pérolles 36 à Fribourg, et sera animée par Pierre Fankhauser.

Bonsaï : « Qu’un rivage soit mimé par des ridules, et l’immensité de la mer par du lisse. Une complexité dans certaines peintures, où des aires sont planes, séparées par des flétrissures. Plusieurs matières mettent un autre temps à sécher, entre elles se rétractent. La frontière entre différentes peaux différemment froissées. Il s’agit d’un seul tableau. »

L’écriture peut se concevoir comme un ensemble en expansion, grandissant en son centre par associations, fonctionnant selon une logique de déploiement, de variations et de déclinaisons, à la manière d’une tapisserie. Bonsaï trouve au contraire son origine dans le traitement de scories et de bribes, écartées de précédents textes au moment où s’en est dessinée l’unité. À partir de tels éléments, l’écriture s’amorce de manière plus succincte et modeste. Elle s’attache à l’abstention, à l’interruption, à la ligature, tout en gardant quelque chose de l’ordre du suintement.

Un domaine de corpuscules : que serait notre Terre, si l’on en ôtait les hommes ? Rien qu’une suite, dépourvue de toute signification, d’états et de transformations de la matière. Cette situation, « Un domaine des corpuscules » fait le pari d’en donner une idée. Tout est là – rivières, poussières, usines – entraîné dans d’incessantes métamorphoses : « le monde fond, les hybrides naissent » et le lecteur s’exile avec bonheur, dans la compagnie de Baptiste Gaillard, sur une planète inouïe, livrée aux seuls aléas des réactions physiques.

Pour en savoir plus sur Bonsaï, vous pouvez lire la critique que lui a consacré Laurent Cennamo sur le site viceversalittérature.ch.