Ce soir, je rentre à 19h

Merci à Miguel Moura pour sa présentation de notre invité Marc Agron!

« Ce soir, je rentre à 19h, vais manger quelque chose, me promener un peu et ensuite vais écrire jusqu’à une heure du matin… j’adore – j’adore- j’adore. — Je ne suis pas quelqu’un qui souffre, mais c’est une nécessité comme une autre. … »

Bonsoir ! J’aurais pu en guise de présentation vous énumérer les points du CV de Marc Agron, mais j’ai estimé que ça serait moins sympathique.

Alors je continue :

« J’ai rencontré le monde de l’art et du livre à 20 ans. Le jour où j’ai rencontré Michèle ma femme. Qui lisait alors que je ne lisais pas. Qui avait une bibliothèque alors que je n’en avais pas. Qui partait en excursion des fois même avec une tente pour aller visiter des expositions. Alors que ça ne m’intéressait pas. Et puis je l’ai suivie. Ce fut une rencontre décisive, et pour la Libraire, et pour la galerie, et en quelque sorte pour l’écriture aussi, car c’est ma première lectrice… Au-delà de la vie de couple, c’est une collaboration intellectuelle très riche. »

Pour ceux qui parmi vous n’ont pas encore eu la chance de connaitre, vous pouvez visiter cette librairie et cette galerie à Lausanne, sous le nom de galerie de l’Univers – spécialisé dans le livre ancien et l’art contemporain. Lieu de travail de Marc et Michèle qui seront très heureux de vous y accueillir.

Pour son premier livre « Mémoires de cellules », il y a deux histoires dans un même texte que je vous invite à découvrir également.  C’est Albert Cossery un écrivain égyptien et son idole en littérature, qui l’a initié à travers ses livres à l’idée de critiquer par la fiction, ce qui permet d’en dire beaucoup plus que par l’essai. Il a écrit entre autres les fainéants delà vallée fertile. Marc Agron espère un jour écrire quelque chose sur lui.

Et pour finir, je lui ai demandé ce qui serait important à dire pendant cette présentation :

« … par définition la culture n’est pas rentable, mais quelle serait l’ampleur du drame sans elle ? Elle participe à notre éducation. Dans une société où tout doit être rentable on finirait par se manger les uns les autres se serait une société de robots agressifs. Le prix de la culture c’est le prix de la paix sociale et c’est aussi le cas du sport.

Partout où on investit massivement dans la culture et le sport – il y a beaucoup moins criminalité beaucoup moins de drogue ou de cas sociaux parce que les gens peuvent s’exprimer – dans une société qui est très fractionnée comme la nôtre, en faisant que chacun puisse à son niveau participer en exprimant – un talent – que ce soit, la culture, le sport ou la musique… ça ne le sortira pas de sa condition, mais lorsqu’il s’exprime il y a un public, un échange avec des gens qu’il ne connaît pas et qui ne font pas partie de son cercle…

Et tout cela c’est de la paix, et en étant un peu utopiste de l’amour. Quand on donne à l’autre à voir ou à entendre. Et même à critiquer. »

Je souhaite la bienvenue à notre invité Marc Agron et une très belle soirée à vous tous.