La poésie à portée de voix

« Je n’ai pas eu le courage d’être Rimbaud. Je ne me voyais pas tout risquer sur une parole qui n’était pas assurée. » C’est ainsi que Pierre-Alain Tâche a commencé par définir avec beaucoup de franchise et de simplicité son double parcours de juge et de poète. Eric Duvoisin a quant à lui insisté sur le ressenti du chercheur de mots: « J’aime l’intensité de la poésie. Ce côté dense des vers: plusieurs sensations, plusieurs espaces dans un lieu très concentré. »

Mené avec beaucoup de finesse par Manuela Salvi, cet entretien était réalisé dans le cadre d’un formidable spectacle tiré des écrits du poète palestinien Mahmoud Darwich: « Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude? », mis en scène par Natacha Koutchoumov. Merci à la Maison de quartier de Chailly pour cette nouvelle collaboration et pour son généreux accueil!

« Le simple fait de vouloir écrire un poème suffit à le tuer. La fulgurance peut survenir après plusieurs années. Les événements laissent une trace en vous et cette trace va parler. »