Rencontre avec Marie-Christine Horn

Le lundi 15 novembre, nous avons découvert le roman Dans l’étang de feu et de soufre (BSN Press, 2021) de Marie-Christine Horn, tout fraîchement sorti de presse.

Mélanie Chappuis en a lu des extraits, Pierre Fankhauser a assuré la modération. C’est le Café de Montelly qui nous a chaleureusement accueilli et qui nous a proposé l’apéritif ainsi qu’une bonne soupe.

Voici une présentation de l’ouvrage:

Le feu a dévoré Marcel de l’intérieur… Il ne reste de lui que les extrémités – la tête, les bras et les pieds – au milieu de ses cendres… Et ce n’est pas tout. Les policiers dépêchés sur les lieux du drame ne peuvent que constater l’épaisseur du mystère. De quelle manière l’homme a-t-il pu se consumer presque entièrement sans endommager le mobilier environnant ? 

La narration initiale, naviguant entre les premiers éléments de l’enquête et les rumeurs insistantes du mythique bistrot du coin, dessine trois pistes plausibles : meurtre, accident ou phénomène de combustion spontanée. Un faisceau d’indices convergents fait pencher la balance du côté de la première hypothèse, et désigne le fils de la victime comme principal suspect. Voulant lui venir en aide, Valérie, la fiancée du présumé coupable, se résout à appeler son père. 

Après La Piqûre (Mic-Mac, 2008 ; réédition L’Âge d’Homme, 2017) et Tout ce qui est rouge (L’Âge d’Homme, 2015), l’inspecteur lausannois Charles Rouzier reprend du service loin de sa zone de confort ; une nouvelle affaire où le projette son désir de rédemption envers une femme, sa propre fille qu’il avait jusque-là négligée. Mais, dans sa recherche de la vérité en terre fribourgeoise, Charles Rouzier devra faire face aux guerres de juridictions, aux secrets de famille, à l’omerta villageoise et à ses propres démons.Dans l’étang de feu et de soufre, Marie-Christine Horn confirme la veine engagée, transversale et noire, de sa démarche littéraire : le tragique de l’enquête policière disputant le premier rôle à l’humour mordant de l’enquête ethnographique.