Cette vibration de l’air

En effet, je vous avais oubliés. J’étais dans les phrases du poète Ludwig Hohl et dans ce qu’il raconte de ses séjours en clinique psychiatrique (Paris et Genève) pour troubles graves et à la prison Saint-Antoine à Genève pour tapage sur la voie publique et désobéissance à représentant de l’ordre… Et voilà que vous me rappelez… Alors oui, je me souviens d’une invitation. Un garçon m’avait parlé au téléphone. Nous nous étions rencontrés dans une pâtisserie sans gluten. Le garçon avait une voix grave un peu désabusée, dans laquelle pointait cependant une note qui me plut. Je lui ai dit d’accord. Je vais toujours aux manifestations dites littéraires avec appréhension. On est parfois déçu parce que l’animateur culturel n’a pas lu le livre que vous avez écrit. Ce soir-là, au contraire, le garçon rencontré dans la pâtisserie sans gluten avait lu très attentivement le livre que je venais d’écrire. Il sut poser les bonnes questions. Faire vibrer l’air. Cette vibration de l’air, j’aime me la rappeler.