Pourquoi Miette?

À Tulalu !? la question m’a été posée ce soir-là : pourquoi Miette ?
Miette, l’héroïne de « Montbovon », le seul personnage de mon roman – il s’agit d’une coquetterie d’auteur ! – à qui j’ai attribué un prénom. On ignore même comment s’appelle le protagoniste principal, soldat polonais interné en 1940, qui deviendra l’amant de la jeune Gruérienne. Si ce n’est que tout le monde le surnomme « Régent ».
Du coup, Miette n’a pas de nom. Mais alors, oui, pourquoi Miette, qui est une forme hypocoristique de Mathilde, voire de Marie ? J’ai répondu que j’avais une tendresse particulière pour les « ette » : Marinette, Pierrette, Laurette, Suzette, Lisette, Yvette… Mais, ô tristesse ! : ces prénoms ne se donnent plus aujourd’hui, m’apprend l’encyclopédie en ligne.
Il fut un temps, la Suisse et la poésie.