Lundi 16 novembre 2026, 18 h 30
Cercle littéraire de Lausanne, Pl. Saint-François 7, 1003 Lausanne (voir sur Google Maps)
En partenariat avec le Centre de traduction littéraire de Lausanne, nous recevons l’écrivain et poète Francesco Micieli et son traducteur Christian Viredaz. Lucie Tardin évoque avec eux plusieurs œuvres qui les réunissent.
Né en 1956 à Santa Sofia d’Epiro (Italie), arrivé en Suisse en 1965, Francesco Micieli a étudié les lettres romanes et allemandes à Berne, Florence et Cosenza, et travaillé comme metteur en scène, acteur et directeur de théâtre. Il poursuit aujourd’hui son œuvre d’écrivain après avoir enseigné à la Haute école des arts de Berne et à l’École d’arts visuels Berne et Bienne. Ses livres lui ont valu de nombreuses distinctions et ont été traduits en diverses langues.
Ont paru à ce jour en français Je sais juste que mon père a de grosses mains (éd. bilingue, En bas, 2011), la trilogie regroupant ce premier livre, Le rire des moutons et Mon voyage en Italie (En bas, 2013), La mission (À côté de cela, 2023), Enfantines (éd. bilingue, Trocy-en-Multien, Conférence, 2024), Si les forêts nous quittent (Hélice Hélas, 2024) et Schwazzenbach. Nuits blanches à Lützelflüh (En bas, 2025). Marcher sur l’herbe (Hélice Hélas) paraîtra en 2027.
Né à Oron-le-Châtel en 1955, Christian Viredaz est traducteur, poète et écrivain. Il a suivi des études latin-grec à Lausanne, puis des études de lettres à l’Université de Lausanne, où il a aussi été assistant à l’Institut Benjamin Constant. Il a travaillé comme traducteur, à la Croix-Rouge suisse puis à l’Office fédéral des assurances sociale. Son activité de traducteur littéraire lui a valu en 2026 le Prix suisse de littérature / Prix spécial de la traduction décerné par l’Office Fédéral de la Culture. Il œuvre également comme mentor pour de jeunes traducteurs et traductrices littéraires.
Il a publié six recueils de poèmes entre 1976 (Calandres, saint-germain-des-prés, Paris) et 1996 (Vers l’autre rive, Eliane Vernay), Genève, dont Cendre vive et Tout le silence à naître (L’Aire, 1986 et 1990). En 2027, aux Ed. À côté de cela, sortira Sur le fil de l’oubli.
Depuis 1981, il a traduit de l’italien et de l’allemand une cinquantaine de livres, surtout d’auteurs suisses, notamment Alberto Nessi, Giorgio et Giovanni Orelli et Franz Hohler. Bureau des projections lumineuses de Matteo Terzaghi vient d’être édité chez art&fiction et, cet automne, vont paraître Poetry is not a part-time job de Franco Beltrametti (Héros-Limite) et Ctrl+Alt+Deleuze de Mercure Martini (À côté de cela).
Christian Viredaz traduit Francesco Micieli
Le premier livre de Francesco Micieli traduit en français, Je sais juste que mon père a de grosses mains (En bas, 2011), est sous-titré Journal d’un enfant. Mais il ne s’agit pas d’un vrai journal : ces brefs morceaux, entre prose et poésie, rendent le regard naïf que le protagoniste porte sur un monde qu’il ne comprend pas encore.
L’ouvrage Marcher sur l’herbe qui paraîtra au printemps 2027 chez Hélice Hélas refait le voyage de l’enfant qui, du fin fond de l’Italie où il a été élevé par ses grands-parents, rejoint ses parents émigrés en Suisse alémanique.
Si les forêts nous quittent (Hélice Hélas, 2024), raconte l’histoire d’un groupe de jeunes qui, par un été de canicule et d’incendies, décident de faire ce qu’ils peuvent pour sauver la planète, guidés par une figure mystérieuse appelée Ginkgo, qui disparaît presque aussitôt les avoir rejoints.
Quant à Schwazzenbach. Nuits blanches à Lützelflüh (En bas, 2025), c’est le récit du retour d’Angelo dans le village où il a vécu sa scolarité et son adolescence à l’époque du flower power mais aussi des initiatives xénophobes de James Schwarzenbach. Trente ans après, l’enfant des premiers livres est invité dans le fief du grand classique alémanique Jeremias Gotthelf pour prononcer une conférence sur « Gotthelf et les étrangers ».




